Rapport de synthese bibliographique




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Trans-Mad’Développement – Coopération Franco-Malgache FSP GDRN

Appui en amont au développement et à la modernisation de la filière goélette des chantiers navals de Belo sur mer





RAPPORT DE SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

« La filière de construction de goélettes des chantiers navals de Belo sur mer et les problématiques d’approvisionnement en matière première »


Goélettes en construction sur la plage de Belo sur mer



Coupe illicite dans le Parc National de Kirindy Mite / Reboisement d’Eucalyptus dans la région de Manja



Panorama de la lagune de Belo sur mer


SOMMAIRE


1. CONTEXTE ACTUEL DES RESSOURCES DU SUD-OUEST DE MADAGASCAR CAS DE MORONDAVA 4

2. PRESENTATION DE LA ZONE D’ACTION 7

2.1. CLIMAT 8

2.2. POPULATION ET INFRASTRUCTURE 10

3. POLITIQUES GOUVERNEMENTALES SUR LA GESTION ET UTILISATION DE LA BIODIVERSITE 13

3.1. Engagement de l’Etat malgache par rapport à la convention sur la Diversité Biologique : 14

3.2. Politique forestière malgache 14

3.3. Politique nationale pour éradiquer la pauvreté en valorisant mieux les ressources d’après le Document Stratégique pour la Réduction de la Pauvreté 15

3.4. Objectifs de la Stratégie Nationale pour la Gestion Durable de la Biodiversité 15

3.5. Déclaration du président de la République de Madagascar à Durban 15

4. FORMATIONS VEGETALES DE LA REGION DE BELO SUR MER 17

4.1. MANGROVES 19

4.2. FORET DES DUNES LITTORALES et FORET DENSE SECHE SEMI CADUCIFOLIEE 19

4.2.1. Types 1 : Fourré épineux xérophile à Didierea madagascariensis sur sol hydromorphe salé 20

4.2.2. Types 2 : Fourré arbustif à Euphorbia laro sur sable jaune 20

4.2.3. Types 3 : Formation basse à Acacia bellula sur sable roux ou « Monka » 20

4.2.4. Types 4 : Formation arbustive à Physena sessiliflora ou « Horohoro » 20

4.2.5. Types 5 : Forêt claire à Cedrelopsis grevei sur sable jaune 20

4.2.6. Type 6 : Forêt sèche à Tamarindus indica sur sable jaune 21

4.2.7. Types 7 : Forêt dense sèche à Commiphora arafy, Neobeguea mahafaliensis et Gyrocarpus americanus sur sable rouge 21

4.2.8. Types 8 : Forêt dense sèche haute à Commiphora grandifolia, Dalbergia sp, Adansonia sp (A. grandidieri et A. fony) 21

4.3. VALORISATION DES RESSOURCES PAR LA POPULATION LOCALE 21

4.3.1. Valorisation des mangroves dans la région de Belo sur mer 21

4.3.2. Forêts des dunes littorales et foret dense sèche semi caducifoliée 22

4.4. PARC NATIONAL DE KIRINDY MITEA 25

4.4.1. Législation 25

4.4.2. Délimitation du Parc National de Kirindy Mite (PNKM) 25

4.5. Impact de l’utilisation des ressources 31

4.5.1. Impact sur les ressources palétuviers 31

4.5.2. Impact sur les ressources forestières des forêts denses sèches des dunes et d’arrières pays 31

4.6. REBOISEMENT DANS LA REGION DE BELO SUR MER 32

5. FILIERE GOELETTES 33

5.1. Historique 33

5.1.1. Boutre musulman de l’Inde 33

5.1.2. Goélette Vezo 33

5.1.3. Appréciation des deux types de boutres 34

5.1.4. Différence entre boutres et goélettes 34

5.2. Moyens et formation 34

5.2.1. Période coloniale 34

5.2.2. Période actuelle 34

5.3. Potentialité et importance dans la vie de la société 35

5.3.1. Valeur culturelle 35

5.3.2. Valeurs économiques et sociales 36

5.4. Impacts environnementaux 38

5.5. Perspectives 39

CONCLUSION 41


1.CONTEXTE ACTUEL DES RESSOURCES DU SUD-OUEST DE MADAGASCAR CAS DE MORONDAVA

Madagascar est réputée mondialement par sa méga biodiversité aussi bien en flore qu’en faune. Dans le cas de Morondava, la position géographique de cette région du sud-ouest lui donne une grande particularité en composition floristique et faunistique et donc un degré d’endémisme très élevé. Le Menabe est une zone de transition entre la forêt dense sèche du domaine floristique de l’ouest et la forêt de fourrés xérophiles du domaine floristique du Sud. De plus la côte ouest malgache dispose d’une superficie importante de mangroves par rapport à la côte est (37 650 ha en 1997 selon IEFN et 27 816 ha en 2000 selon Conservation International).



  • La forêt dense sèche se localise surtout aux basses altitudes. Elle est composée d’arbres qui perdent leurs feuilles en saison sèche. Les espèces dominantes sont Dalbergia sp (Manary ou Palissandre), Commiphora sp (Arofy), Adansonia sp (Baobab), Euphorbia sp et diverses légumineuses.

  • La forêt xérophile est caractérisée par un bush où sont présentes des espèces crassulescentes de la famille endémique des DIDIEREACEAE et de la famille des EUPHORBIACEAE.

Aux espèces de ces deux familles s’ajoutent aussi d’autres espèces crassulescentes appartenant aux familles des LILIACEAE (Aloes sp.), CRASSULACEAE (Kalanchoe sp.), CUCURBITACEAE et des espèces ligneuses clairsemées. La plupart de ces espèces sont endémiques et appartiennent aux genres Acacia, Commiphora (Arofy), Solanum (Sevabe), Dichrostachys (Famoalambo), Uncarina (Farehitra), Jatropha (Tanatanampotsy), Sclerocarya (Sakoa), Adansonia (Za), Tamarindus (Kily), …
Ces écosystèmes forestiers sont en train de disparaître rapidement et de se diviser en plusieurs petits fragments. L’aridification semblait être le principal facteur de la fragmentation pendant les derniers millénaires mais le phénomène s’est accéléré ces dix dernières années. Entre 1950 et 1990, les forêts denses sèches de l’ouest ont déclinées de 12,5% à 2,8% correspondant à un taux de déforestation de

61 000 ha par an. Une évaluation récente avance une superficie restante de 1,5 million d’ha qui ne présente que 11% seulement de la superficie d’origine.


Depuis toujours, ces forêts jouent un rôle important dans la vie quotidienne de la population locale : elles offrent des produits ligneux ou non ligneux pour satisfaire certains besoins quotidiens (bois de construction, bois de chauffe, alimentation,…) et des nouveaux terrains cultivables. Ces activités humaines vis-à-vis de la ressource naturelle contribuent largement à cette accélération de la déforestation.
La pression démographique et la situation économique actuelle de l’île rendent l’homme de plus en plus dépendant de ces ressources pour survivre. Cela entraîne des menaces au niveau des écosystèmes forestiers.

Elles se manifestent par des conflits entre certaines activités agricoles et la préservation des ressources naturelles.


Le Sud-Ouest malgache n’est pas à l’abri de ces menaces anthropiques alors que ses biodiversités sont caractérisées par une grande fragilité causée par son climat sec marqué.
Dans la commune de Belo sur mer et dans la sous préfecture de Manja en particulier, les types de formation végétale du Sud-Ouest sont bien représentés : mangrove, forêt des dunes littorales, forêt dense sèche et forêt xérophile. L’inaccessibilité de cette région et la concentration des principales activités aux alentours des villes ont longtemps mis ces ressources à l’abri de ces menaces. Les activités venant de l’extérieur étaient faibles. Depuis quelques années, la situation s’inverse : ces richesses en biodiversité se dégradent à une vitesse alarmante due notamment aux activités anthropiques. Ce constat se fait même dans certaines forêts classées : les forêts de Marofihitra classées en 1963 par la Direction des Eaux Forêts ont une superficie de 104 000 ha.
Dans le souci de protéger les ressources naturelles dans la région, des précautions ont été prises telle la mise en place des aires protégées : les forêts denses sèches de Kirindy et de Mitea d’une superficie totale de 72.200 ha sont classées en Parc National depuis 18 décembre 1997 par le Décret 97.1453 et sont gérées par l’Association Nationale de Gestion des Aires Protégées - ANGAP.

Malgré ces différentes initiatives prises par l’Etat et par divers Organismes Non Gouvernementaux, les pressions anthropiques persistent dans la région, voire au niveau de ce parc national. La dégradation est causée entre autre par l’écrémage et par la pratique de hatsake. La construction de goélettes à Belo sur mer nécessite une activité de coupe sélective de bois dans les forêts domaniales voire les forêts protégées. Depuis la mise en place de ces dernières, les chantiers de construction de goélette rencontrent un problème de ravitaillement en bois ce qui pourrait engendrer la disparition de cette filière alors qu’elle joue un rôle fondamental depuis plus d’un siècle, dans la vie sociale, culturelle et économique d’une grande partie de la population locale et régionale.


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